L’histoire du POP jurassien

  • 1945 : une première tentative de fondation

    Le POP jurassien a été fondé en 1967, mais il y avait eu une première tentative vers 1945 : une section du Parti du Travail a été fondée à Delémont. Mais elle a disparu au début des années 50. Une des causes en a été l’interdiction faite au personnel de la Confédération d’être membre du parti. La petite section comptait notamment quelques cheminots qui ont dû quitter le parti pour conserver leur emploi.

  • 1967 : fondation de la section jurassienne du PST-POP

    En 1967, quelques anciens du PdT (dont Pierre Guéniat), quelques jeunes dissidents du PS (dont Bernard Burkhard) et d’autres militants de gauche fondent le POP jurassien. Le POP participera dès lors à toutes les élections communales delémontaines et à toutes les élections cantonales. Il prend aussi part à la lutte pour la création du canton du Jura et ses militants sont très actifs dans les associations de défense du milieu populaire (syndicats, ASLOCA, AVIVO) et dans les comités de campagne de votations populaires. Les membres du POP se sont aussi beaucoup engagés dans les récoltes de signatures pour les initiatives de gauche ou les référendums contre les lois anti-sociales, les atteintes au droit d’asile, les dépenses militaires excessives, etc.

  • Une présence active au sein des institutions

    Au niveau des institutions, le POP fait son entrée au Conseil de ville de Delémont en 1972, au Parlement cantonal en 1978 et au Conseil communal (exécutif) de Delémont en 1980. Depuis lors, il a toujours été représenté dans les législatifs de Delémont et du canton du Jura (sauf durant une législature, 1991-94, pour le Parlement cantonal).
    Dès 2000, Combat socialiste et POP font listes communes à toutes les élections, notamment à cause de l’impossibilité de conclure des apparentements dans le canton du Jura.
    Le POP a eu un-e élu-e à l’exécutif delémontain de 1980 à 1992 et de 1994 à 2005. Ensuite et jusqu’à aujourd’hui, le siège de CS-POP a été occupé par un, puis une membre de CS.
    Bien que petit parti, le POP a pu faire passer de nombreuses propositions à Delémont et au niveau cantonal (améliorations sociales, défense des travailleurs, transports publics, droits démocratiques, …).

  • La poursuite d′une cause juste

    Malgré la faiblesse de ses scores électoraux, le PST-POP a toujours su rester présent et actif sur le terrain à l’échelle cantonale nationale. Ses sections ont également su jouer un rôle d’aiguillon pour un parti socialiste parfois somnolent. Le PST-POP a toujours lutté contre la «vie chère» (coût des loyers, des assurances maladie, des produits alimentaires, des transports publics, etc.) qui frappe les milieux modestes. Il s’est prononcé à réitérées reprises pour une refonte de la fiscalité en faveur des petits et moyens contribuables, notamment des familles avec enfants. Il s’est battu pour «une véritable retraite populaire», au lieu du système des deux piliers, et assurant à toutes et à tous une retraite décente. Il s’est opposé aux dépenses militaires exagérées. Avec le Mouvement suisse contre l’arme atomique, il a joué un rôle important dans le retrait par le Conseil fédéral du projet d’acquérir des armes nucléaires. De manière plus générale, le PST-POP a soutenu les initiatives en faveur de la Paix dans le monde. Il a lutté aussi pour la démocratisation des études, qui seule permet aux enfants issus de milieux populaires d’accéder aux études secondaires et universitaires. Il s’est lancé, plus récemment, dans de nouveaux combats, par exemple en faveur de la mobilité douce (transports publics, rail), et d’une agriculture biologique de proximité, de même que pour l’octroi du droit de vote aux immigrés installés.

  • La lutte continue au 21e siècle

    En 2012, CS et POP, constatant l’absence de divergences en matière de politique cantonale et communale depuis de nombreuses années, se regroupent dans un parti politique cantonal commun, CS-POP (Combat socialiste – Parti ouvrier et populaire).
    CS disparaît, mais le POP continue d’exister en tant que section du Parti suisse du travail – POP.
    Dès 2011, quelques Francs-Montagnards rejoignent le POP et en 2016, une section « Courtine et Franches-Montagnes » (POP-CFM) est officiellement fondée à Saignelégier.