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 09 février 2006 - BOILLAT : COLERE ET ECOEUREMENT !

jeudi 9 février 2006

Le Parti ouvrier populaire n’est pas particulièrement surpris de la décision du conseil d’administration de Swissmetal de licencier 120 personnes sur le site de Reconvilier. Le scénario prévu de longue date, avec l’achat d’une usine en Allemagne, ne fait qu’être appliqué. Et ce après plusieurs jours de grèves afin d’imputés les causes de ces licenciements aux travailleurs de la Boillat. Une belle leçon de cynisme et d’inhumanité !

Le message ainsi adressé aux travailleur-euse-e est limpide : si la Gestapo avait les moyens de vous faire parler, nous avons les moyens de vous faire taire. C’est bien de cela dont il s’agît ! L’entêtement de la direction de Swissmetal ne suit aucune logique industrielle, on le sait. Mais à sa pure logique financière s’est ajoutée la nécessité de démontrer, aux travailleurs de Reconvilier (mais surtout aux autres travailleur-euse-s) qu’on ne défie pas les seigneurs de l’économie en toute impunité. Il y a un prix à payer. Ce qui se passe à la Boillat pourrait constituer un dangereux précédant pour les possédants : la renaissance d’un mouvement de protestation et de défense de la condition ouvrière. Ce mouvement doit être brisé, quitte à mettre toute une région en état d’asphyxie économique !

La classe politique jurassienne unanime, a fait connaître publiquement son indignation face à une stratégie industrielle qui n’a ni queue ni tête (sauf pour les actionnaires). C’est la moindre des choses ! Le problème se situe dans son incapacité à dépasser la simple déclaration. Que peut faire le politique pour renverser le cours des choses ? Presque rien ! A force de répéter à longueur d’année (comme MM. Deiss et Roth) que la politique ne doit pas se mêler de l’économie, on en vient à privilégier les comportements destructeurs de financiers pour qui seuls les bénéfices à court terme comptent.

Ce qui se passe à Reconvilier est le fait d’un système économique qui ne considère l’homme, le travailleur, que comme une variable d’ajustement économique. On licencie en fonction des profits que l’on veut réaliser. On acceptera des travailleurs que deux types de comportement : le silence et le renoncement. Les travailleurs de la Boillat ont eu l’attitude que les méprisants dirigeants de Swissmetal n’attendait pas : ils ont relevé la tête et ont renoncé au renoncement.

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