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Reportage TEMPS PRÉSENT de la RTS
"Quand je serai vieux, je serai pauvre"

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 Gauchebdo - N° 38 / 19 septembre 2008 - Delémont : un petit effort fiscal pour le sport et la culture ?

mardi 23 septembre 2008

En séance extraordinaire lundi, le Conseil de ville de Delémont a accepté le principe du financement de deux projets culturels (centre de jeunesse et de culture, transformation de la salle St-Georges en salle de spectacles) et un projet sportif (couverture de la patinoire). Il s’agit d’augmenter de 1,95 à 2 la quotité d’impôt. Le Conseil communal (exécutif) est unanime à soutenir ce projet, mais la partie a été plus serrée au législatif. Au bulletin secret, c’est par 25 voix contre 22, que l’exécutif a été suivi.
Le 26 octobre, les Delémontains se prononceront donc sur le principe de l’augmentation de quotité, qui correspond à 7 francs par mois pour un revenu imposable de 60.000 francs. Mais comme simultanément, l’impôt cantonal diminuera, personne ne paiera plus d’impôt en 2009 qu’en 2008. Si le peuple accepte, on votera le 21 décembre sur chacun des trois projets.

Droite dogmatique

La droite delémontaine, qui se dit favorable aux projets eux-mêmes, ne veut cependant pas de cette petite augmentation de quotité. Dans d’autres communes jurassiennes, gérées par des maires et des majorités de droite, on a été moins dogmatique, des augmentations ont été acceptées pour permettre certaines réalisations, centres sportifs par exemple. Mais à fin novembre auront lieu les élections communales : PDC et radicaux utilisent donc la démagogie anti-impôt au risque de tout faire capoter.

Premier dossier, la patinoire. Pour cet objet, le choix n’est pas seulement entre construire ou non un toit, mais entre son maintien ou sa disparition. Si, avec les communes voisines, son financement n’est pas trouvé rapidement, elle fermera. Des hivers relativement doux et humides ont entraîné des coûts très importants et rendu son utilisation parfois aléatoire.

Centre de jeunesse et de culture

En 1996, le peuple avait accepté nettement un crédit pour la réalisation d’un centre de culture alternative. Mais des voisins avaient fait recours jusqu’au Tribunal fédéral et, huit ans après, il a fallu renoncer. Après une installation provisoire depuis dix ans dans les locaux peu adaptés du « SAS », un nouveau projet a été accepté par les autorités et les responsables du CJC. Il est moins bien centré mais ne présente guère de problèmes de voisinage. Après un quart de siècle de solutions provisoires, il est temps que le CJC puisse s’installer durablement.

Salle de spectacles

Une salle de spectacles est revendiquée depuis longtemps par les milieux culturels. Les associations qui organisent des spectacles doivent louer et amener le matériel technique avant chaque spectacle, l’installer, puis ensuite le démonter. Il doivent aussi apporter du mobilier pour improviser des loges d’artistes. Ou il faut aller dans des villages de la région qui ont une salle un peu mieux adaptée, mais la région ne dispose pas d’une vraie salle de spectacles.
- Il est prévu de transformer le bâtiment de la salle St-Georges pour y aménager une salle de spectacles de 250 places, ainsi qu’une petite salle polyvalente sous les gradins.

En cas de refus

Si le peuple dit non le 26 octobre, ça s’arrêtera là. Les comités regroupant les associations intéressées à ces projets, qui militent solidairement pour l’acceptation des trois, se sépareront et chercheront ensuite à obtenir le leur, dans un avenir plus ou moins proche, en concurrence avec les autres.
- On peut imaginer qu’un des trois projets puisse être réalisé sans toucher à la quotité. Mais lequel ?
- La patinoire ou le CJC ? L’un est urgent, l’autre attend depuis trop longtemps. Pour la salle de spectacles (4,8 millions), ça risque d’être une nouvelle fois renvoyé aux calendes grecques.